DES ÉCRITS DE NOTRE FONDATRICE

DIRECTOIRE

E – LE TRAVAIL

Chapitre I - Le travail est un devoir précis pour notre Congrégation

Nous sommes les servantes du Seigneur : à côté de a prière, le travail est notre service en esprit d'amour et de pénitence, - service auquel nulle n'a le droit de se soustraire. En effet, nous sommes une Congrégation active, nous devons aider et soutenir les pauvres.
Tout le monde sans exception a le devoir de travailler. Mais nous, nous l'avons doublement :
  1. parce que nous sommes des chrétiennes et que nous devons faire du bien au prochain,
  2. parce que nous sommes des Ursulines du Cœur de Jésus agonisant, et nous devons vivre une vie de pénitence.
Le Seigneur Jésus a le droit d'exiger de nous que nous fassions beaucoup de bien, que nous portions beaucoup de fruits, mais sans travail nous ne le ferons pas.
Il y a des âmes qui ne voudraient que prier et ne vont pas volontiers au travail. Autant qu'elles en ont la possibilité elles le fuient, sous prétexte d'une soi-disant piété, pour prier. Cette piété n'en est pas une, c'est de la paresse.

/.../Comprenons-le bien : ce travail incessant, physique ou intellectuel, fatigant, épuisant parfois, est notre devoir – nous devons consumer notre vie dans le travail jusqu'à ce que nous soyons consumées.
Notre travail – c'est notre pénitence, c'est la suit de la prière. Nous sommes tenues au travail par le vœu de pauvreté, le vœu e chasteté, le vœu d'obéissance.
Le travail, à côté de la prière – c'est notre service de Dieu. Notre travail, c'est la volonté de Dieu. Dieu attend de nous le travail, donc nous, servants du Seigneur, nous devons aimer cette volonté de dieu et l'accomplir fidèlement.
Ne paresse pas, âme religieuse, dans le travail. Ne cherche pas le repos. Pour ce quelques années de travail consciencieux, tu te reposeras au ciel pour les siècles. Ne tâche pas d'éviter le travail sous divers prétextes. Un paresseux trouve toujours des raisons, grandes ou petites, pour éviter le travail, tout au oins pour l'alléger s'il le peut. Ne désire pas appartenir à ces âmes paresseuses.
Par amour pour ton Jésus qui a si durement travaillé pour toi, en ce monde, avec empressement et assiduité – au travail.

Chapitre II – Le travail est prière

Notre travail est la suite de notre prière, c'est l'amour en action.
Notre travail est prière si nous le transformons en prière par une bonne et pure intention, pour Dieu.
Va au travail parce que Dieu le veut, parce que ce travail est pour toi la volonté de Dieu.
Souviens-toi que la prière sans le travail ne sanctifie pas, car le Seigneur lui-même a dit : « Ce n'est pas celui qui me dit « Seigneur, Seigneur » - et donc qui prie – qui entrera dans le Royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux »
Va au travail avec Jésus. Travaille sous son regard, auprès de lui, pour lui. Travaille comme lui-même a travaille, à la sueur de son front, et ton travail sera divin, saint, se transformera en une pure prière.
Évite donc de travailler pour ta propre satisfaction, pour ton contentement ou ton ambition personnelle ou encore par désir de te faire voir.
Cherche Dieu dans e travail, sa volonté, et ton travail deviendra la suite de ta prière : il sera saint, agréable à Dieu, plein e mérites.
Prie – travaille.


Chapitre III - Le travail est l'accomplissement du vœu de pauvreté

En réalité, sans travail, ton vœu de pauvreté est une tromperie, car plus un homme est pauvre, plus il est obligé de travailler pour gagner un morceau de pain.
Donc, toi aussi, de même que toute la Congrégation, tu dois travailler pour gagner ta vie.
Il te faut travailler comme ce pauvre qui accepte n'importe quel travail, qui ne choisit pas ce qui lui plaît, qui ne fait pas de grimaces, mais se réjouit seulement de pouvoir gagner quelque chose, car il est pauvre.
Tu as fait le vœu de pauvreté, tu es pauvre, donc tu dois travailler, et pour toi et pour nos enfants, travailler à la sueur de ton front, comme dans le monde travaillent les pauvres.
Serais-tu venue au couvent pour éviter le travail ?

Chapitre IV – Le travail est la meilleure sauvegarde du vœu de chasteté

La paresse est la source de tous les vices. Celui qui travaille avec une intention pure, assidûment, n'a pas le temps de pécher. /.../
La vie d'une âme liée par le vœu de chasteté, doit être une vie de pénitence. Quelle est la pénitence que Dieu lui-même a imposé à l'homme ? C'est le travail. /.../
Toi qui est liée par le vœu de chasteté, tu es tenue doublement à cette pénitence. Dans notre Congrégation il n'y a pas de mortifications extraordinaires, mais notre pénitence c'est le travail, un travail incessant, lassant, fatigant,monotone, qui maîtrise le corps et tient l'esprit sous le joug. De cette pénitence, nous n'avons as le droit de nous écarter.
Comprends que le travail est une pénitence, que tu as tenue à cette pénitence, et tu ne chercheras pas à le fuir, tu ne te plaindras pas du travail, tu ne le choisiras pas selon tes goûts.
Sois comme cette lampe auprès du Tabernacle, elle brûle devant Jésus en silence, jusqu'à se consumer. Et toi, brûle-toi dans le travail en silence devant Jésus et pour Jésus jusqu'à te consumer.
Ton sort n'est-il pas beau ?

Chapitre V – Le travail découle du vœu d'obéissance

Une âme liée par le vœu d'obéissance ne s'appartient plus. Elle n'a pas le droit de vivre selon sa volonté, elle se soumet à l'obéissance car elle sait qu'elle marche en toute sûreté dans l chemin de la volonté de Dieu.
Ne choisis pas ton travail, mais travaille toujours comme l'obéissance te l'ordonne, là où l'obéissance te l'ordonne, et autant que l'obéissance te l'ordonne, ni plus ni moins.
Le travail fondé sur l'obéissance est le travail le plus sûr et le plus saint. Mais veille à ce que l'amour de ton « moi » et ta paresse ne t'apprennent pas à obtenir avec habilité des ordres qui te conviennent, à faire modifier pour diverses raisons les ordres donnés, à obiger tes supérieurs à t'ordonner de telle façon et non d'une autre.
Si tu sais t'arranger si bien, ne pense pas que tu travailles dans l'obéissance. Tu travailles seulement selon ta volonté propre, quoique te te réjouisses qu'on t'ait donné l'ordre comme tu le désirais – cette ordre est forcé, ton obéissance n'est que superficielle ; en réalité elle et tromperie de soi(même et de Dieu.
Ce n'est pa de l'obéissance. Ton travail est pour toi et non pour Dieu. Vaut-il la peine de travailler pour soi ?
Marche, ma chère âme, dans l'obéissance aveugle. Ton travail, ne le choisis pas, ne t'y recherche pas. Veuilles seulement ce que Dieu veut et ton travail sera saint, agréable à Dieu et méritoire pour le ciel.

Chapitre VI – Comment travailler

Puisque tu comprends que la volonté de Dieu est que tu travailles, que tu dois travailler pour Dieu, comprends aussi que tu dois travailler avec conscience, avec ardeur, avec assiduité et comme il faut.
On peut travailler, mais comment ? Sans ardeur, sans précision, sans régularité, lentement, pour ne pas se fatiguer, sans réfléchir bien que ce travail soir ainsi mal accompli.
As-tu le front d'offrir à Dieu un tel travail ? Travaille comme il faut. Ce que l'on t'a confie, fais le avec toute ta bonne volonté, toute ton ardeur, avec ferveur, avec réflexion.
Quelquefois, les religieuses apportent une certaine indifférence à leur travail. Qu'elles travaillent bien ou mal, cela ne changera rien pour elles elles n'auront par là ni plus ni moins de souci. Elles ne gagnent pas d'argent, elles n'ont donc pas les raisons qu'ont les personnes dans le monde de travailler avec application lorsqu'elles travaillent « aux pièces ». Qu'elles travaillent et fassent beaucoup ou peu, elles trouveront toujours tout prêt : la table est mise, les vêtements sont préparés, le logement aussi.
Pourquoi doivent-elles se fatiguer et travailler à la sueur de front ?
Cela est-il digne d'une âme religieuse ?
N'est-ce pas un abus des grâces que Dieu nous donne dans la Congrégation ?
L'âme religieuse, quoique son travail ne lui rapporte pas d'argent, ne doit-elle pas, par amour pour Dieu, travailler avec plus d'attention que les gens dans le monde ? D'autant plus que, par notre travail, nous venons en aide aux pauvres.
Certaines âmes pensent qu'en priant pendant le travail, elles sanctifient par là même ce travail, quoiqu'à cause de cela elles travaillent peu et mal.
Tu peux prier pendant un travail manuel, mais souviens-toi que c'est seulement lorsque ta prière ne porte pas atteinte à ton travail, ni à la manière, ni à la rapidité d'exécution.
Si la prière gêne le travail, supprime-la et remplace-la de teps en teps par de courtes oraisons jaculatoires, l'offrande de ton activité, et Dieu retirera sa gloire de ce travail, la Congrégation un profit, et c'est justement ce que le travail doit donner.
Le travail accompli comme il faut, avec application et précision, fait dans une pure intention est aussi une prière : c'est la monnaie d'or avec laquelle nous achetons le ciel.

Chapitre VII – disponibilité à n'importe quel travail

L'âme religieuse qui vit dans l'obéissance, l'Ursuline du Coeur de Jésus agonisant, qui sait que le fondement de notre Congrégation est l'humilité, doit être prête à n'importe quel travail, sans exception.
Elle sera donc prête au travail, même le plus bas aux yeux des hommes. Pour Dieu il n'y a pas de travail bas.
Tout travail fait par amour de Dieu, avec application, est grand et saint, même si aux yeux des gens il était des plus méprises.
Tout travail non accompli pour Dieu mais par satisfaction d'amour propre ou d'ambition personnelle, etc, est un travail vil, qui ne vaut rien, méprisable, même si aux yeux des hommes, il était grand – même s'il attirait la gloire et les applaudissements.
Ainsi, n'introduisons pas dans nos maisons cette conception sotte que certains travaux sont élevés et d'autres bas – que certains humilient et d'autres glorifient. Que chacune aille volontiers au travail que l'obéissance lui a confié, au travail qui lui est désigné, c'est justement ce travail-là que Dieu attend de sa part, et cette pensée lui rendra le travail doux et agréable.
Ne choisis pas ton travail afin d'avoir l'assurance que tu accomplis la volonté de Dieu. Vaut-il la peine de travailler pour faire sa propre volonté ?

Ensuite, n'exige pas que l'on te change de travail « parce qu'il m'ennuie déjà ». Dans le monde, change-t-on de travail parce celui-ci nous ennuie ? Celui qui a appris à être cordonnier sera cordonnier tout sa vie. Il s'efforcera de se perfectionner dans son métier, mais il n'en changera pas.
Il en est de même pour la couturière, la cuisinière, le professeur et l'institutrice et le diplomate. Ils travaillent pour gagner leur vie. Ils se réjouissent d'avoir du travail et ne le changent pas à tout moment parce que cela les ennuie de faire toujours la même chose.
Chacun sait que plus on travaille longtemps dans un même métier, plus on s'y perfectionne. N'exige donc pas de changer parce que « ce travail là, moi il m'ennuie ». Les gens dans le monde ne font pas de grimaces parce que leur travail est monotone. Ils remercient Dieu de l'avoir, et toi, religieuse, tu ferais des grimaces contre la volonté de Dieu ?
Désire travailler, et bien. Aime ton travail et travaille avec joie. Comment ne pas aimer son travail, sachant qu'il est l volonté de Dieu, qu'on peut le transformer en un acte de pur amour de Dieu ? Comment ne pas travailler avec joie quand nous savons que par ce travail le Seigneur Jésus est satisfait, qu'il sourit en te regardant avec miséricorde, quand il te voit travailler avec application, avec persévérance, pour lui ?
Il faut nourrir en son cœur une sainte joie du travail. Comment ne pas te réjouir, quand tu sais que Jésus est près de toi, qu'il t'aide dans ton travail par sa sainte grâce, qu'il change chacun de tes travaux en mérites pour le ciel ?
Comment ne pas se réjouir, en voyant que par ton travail tu élèves ton oeur vers e Coeurs de Dieu, que ton travail attire sur toi la bénédiction divine ?
Travaillons, mes sœurs.

Travaillons avec ferveur, conscience, régularité. Ne nous épargnons pas dans le travail. Travaillons dans l'obéissance, travaillons avec joie, avec plaisir, travaillons par pur amour envers notre Jésus qui a travaillé si durement pour nous, travaillons pour expie nos péchés, avec lui, en lui et pour lui.






TESTAMENT DE SAINTE URSULE LEDOCHOWSKA
Mes dernières paroles à mes chères enfants

Voilà mon travail terminé, ces demandes que je vous ai adressées, mes chères enfants.
Je voudrais encore et encore vous prier avant tout de vous efforcer à la sainteté.
C'est le but de votre entrée en religion, c'est la volonté de Dieu – votre sanctification.

Soyez saintes, et la bénédiction de Dieu reposera sur notre Congrégation.
Soyez saintes, et vous attirerez les âmes à Dieu avec facilité,
soyez saintes, et le bonheur de Dieu habitera en vous,
soyez saintes, et vous serez la consolation du cœur de Jésus agonisant.
Soyez saintes !
Oh, avec quelle joie je regarderai du ciel mes enfants tendant avec force vers la perfection. Recherchez avent tout le royaume de Dieu et sa justice.

Et une fois encore, je vous en supplie, mes enfants, vivez dans l'unité et la concorde,
dans un amour sincère, en formant comme les premiers chrétiens, un seul cœur et une seule âme.
Oui, là où il n'y a ni union ni concorde, il ne peut y avoir la bénédiction de Dieu.
Là il n'est pas question de sainteté.

Soyez humbles, et vous saurez conserver un saint amour, l'union et la concorde en Dieu.
Mieux vaut céder,
mieux vaut souffrir un léger dommage extérieur, même si votre avis est le meilleur,
mieux vaut céder à celui des autres moins profitable,
pourvu que l'amour fraternel ne soit pas blessé.

Vous voulez que votre travail se développe ?
Vivez dans l'amour et la concorde.
Vous voulez être saintes ?
Vivez dans l'amour et la concorde.
Vous voulez conduire les âmes à Dieu ?
Vivez dans l'amour et la concorde.

Rien ne parle autant au cœur des hommes, en faveur d'une congrégation religieuse, que la vue de religieuses unies par des liens fraternels d'amour cordial.

Tâchez que vos sœurs se sentent bien auprès de vous.
Accomplisses volontiers leurs désirs, s'il concordent avec l'exécution de vos devoirs.

Sacrifiez volontiers votre agrément personnel pour leur faire plaisir,
et Dieu sera avec vous et vous bénira.

Il me semble, je crois, que je pleurerais au ciel,
si je devais voir mes enfants divisées en partis, luttant entre elles, se disputant.
Mieux voudrait que notre Congrégation cessât d'exister,
plutôt que de tomber dans la division et la discorde.
Dieu nous en préservé !

Et maintenant, je vous quitte, mes enfants.
Je vous en prie, si vous m'aimez, témoignez amour, respect et obéissance,
à celle qui sera choisie (si je meurs étant supérieure générale) pour être ma remplaçante.
Ne rendez pas la vie difficile à votre supérieure, facilitez-la lui toujours, toujours.
Je vous le demande instamment.
Dieu soit avec vous.
Priez pour ma pauvre âme, misérable et pécheresse.
N'oubliez pas votre vieille mère
qui toujours vous aimera et priera pour vous
et qui bénira ses enfants,

au nom du Père + et du Fils +et du Saint Esprit ! Amen.









Ursule Ledochowska
TESTAMENT
8ème demande
La dévotion à la Vierge Marie
Dans ce testament, je me dois de consacrer quelques pages à notre Mère, notre Reine, notre Dame, Marie très sainte.
Aimez Marie, aimez-la très ardemment, très sincèrement, comme de bons enfants.
C'est notre mère.
Aimez-la car Dieu nous l'a donnée, et Jésus sur la croix nous l'a laisse en testament.
La dernière volonté de Jésus vis-à-vis de nous, c'est que nous soyons pour Marie des enfants aimants.
Tâchez de l'être, priez pour cela, tendez-y de toutes vos forces, car Marie est notre mère si bonne, si miséricordieuse.
Elle désire notre salut, plus que nous le désirons nous-mêmes.
Allez donc à elle, courez toujours vers elle avec une confiance d'enfant.
Ne vous laissez jamais aller au découragement ni ne permettez au manque de confiance, de régner dans votre cœur, jamais !
Soyez sûres que Marie ferait un miracle pour vous venir en aide, plutôt que de vous abandonner.
Malgré les orages parfois violents, reposez-vous en paix auprès de Marie, comme des enfants sur le sein de leur mère.
Aimez ce qui est agréable à Marie, par conséquent, aimez le chapelet. N'en prononcez pas seulement les paroles, mais dites-le par votre vie tout entière, mettant en pratique les vertus de Marie que nous présentent les mystères du Rosaire.
Que votre récitation du chapelet soit un acte de ardent amour envers Marie, une incitation à la vertu, un examen de conscience sur votre fidélité à l'imiter, une aspiration à la sainteté, à l'exemple de la sainteté de Marie.
Ayez toujours votre capelet près de vous, et le jour et la nuit. Ne l'abandonnez jamais.
Qu'il soit votre ami fidèle, la chaîne qui lie votre cœur au cœur de notre mère du ciel.
Que vous soient particulièrement chères ces paroles de la sainte Vierge, devise de notre Congrégation :
« Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole »
La meilleure preuve, sans aucun doute, de notre amour envers Marie, c'est d'imiter ses vertus.
Souhaitez donc, comme elle, l'immaculée toute sainte, être de fidèles servantes du Seigneur, toujours prêtes à accomplir sa volonté, que celle-ci soit pour vous claire et agréable, ou qu'elle vous apporte la souffrance et la croix.
La volonté de Dieu !
De même que Marie en accueillit toujours le moindre signe, en prononçant tout d'abord son « Ecce ancilla... » puis en le répétant de cœur et d'action, tout au long de sa vie, ainsi, mes enfants, à son exemple, soyez en toute circonstance les humbles servantes du Seigneur.
Accueillez toujours la volonté de Dieu, quelle qu'elle soit, un sourire aux lèvres, un fiat et un Deo gratias au cœur, même avec des larmes dans les yeux, comme Marie.
Et quand la volonté de Dieu vous oppressera douloureusement, et que les forces vous manqueront pour une calme résignation, levez alors les yeux vers Marie, vers votre Mère si tendre, et priez-la :
O Mère, apprenne-nous à être toujours les humbles servantes du Seigneur, ne désirant qu'une seule chose, l'accomplissement de sa volonté et non de la nôtre.
Aimez Marie, mes enfants, aimez votre chapelet et croyez-moi, la meilleure des dévotions à Marie est d'être à son exemple, une humble, silencieuse et fidèle servante du Seigneur, répétant toujours, par le cœur et l'action :

'Me voici, qu'il me soit fait, comme Dieu le veut, comme dieu le veut. »







 


Pensés de Mère Ursule : 

 Aimer le prochain
c'est le rendre heureux.
  
    
Je dois être apôtre et je puis l'être
       par l'amour du prochain, par la bonté, la sérénité
 car c'est l'apostolat de l'action parfois plus efficace que la parole.
  



     Un visage serein, souriant est un véritable apôtre
parfois plus efficace qu'un sermon enflammé

car il parle d'une personne heureuse
auprès de Dieu.


       Un sourire sur un visage serein
exprime la joie intérieure de la personne unie à Dieu.
Il dit la paix d'une conscience pure,
la remise insoucieuse entre les mains du Père
qui n'oublie jamais ceux dont la confiance totale est en lui.

  



       Je désire vous donner un conseil d'un cœur sincère,
souhaitant vous voir toujours heureuses et bonnes :
cherchez à traverser la vie
en offrant du bonheur aux autres.
Soyez semblables à de clairs rayons de soleil
qui portent à toute créature chaleur et lumière.

  


 


        Allez par le monde un sourire aux lèvres.
Allez semer un peu de bonheur souriant à tous
mais surtout aux attristes, aux découragés par la vie à ceux qui tombent sous le poids de la croix,
leur souriant de ce clair sourire qui parle de la bonté de Dieu.


 Lis, relis l’Évangile ;
tu y trouveras la perle précieuse qui illuminera ta vie.
Tu y trouveras Jésus
qui deviendra le compagnon inséparable de ta vie,
le meilleur des conseillers,
la force aux moments de faiblesse,
le Maître aux heures de ténèbres.
  
 


Nous avons besoin de personnes
de bonne volonté,
pleines d'énergie, de zèle pour Dieu
et d'une bonne dose de saine gaieté
car il faut savoir que cette gaieté inaltérable et rayonnante
est un réel apôtre qui, sans parole dit efficacement que le Seigneur est bon.






DU TESTAMENT DE SAINTE URSULE LEDOCHOWSKA

PREMIÈRE DEMANDE
L’AMOUR DU SACRE CŒUR

La première et la plus instante des demandes que je vous fais, mes enfants, c’est d’aimer le divin Cœur de Jésus, de l’aimer avec toujours plus de ferveur, et cela par le cœur immaculé de Marie.

DEUXIÈME DEMANDE
L’HUMILITE
L’humilité est la vertu caractéristique, fondamentale, des Ursulines du Cœur de Jésus.
Je vous en supplie, mes enfants, soyez humbles.

3ème demande
L’AMOUR FRATERNEL
Vivez pour le bonheur des autres et la consolation du Cœur agonisant de Jésus.

4ème demande
PAUVRETE
Dans la pauvreté et le travail, même dur et ennuyeux, je désire vous voir, mes très chères enfants.
5ème demande
OBÉISSANCE
Si votre obéissance découle de la foi, il ne vous sera pas difficile d’accomplir la volonté de Dieu
6ème demande
PRIÈRE
Priez, mes enfants. Je ne peux rien vous conseiller de meilleur
7ème demande
L’AMOUR DU CRUCIFIÉ
La meilleure manière de consoler Jésus sur la croix, de lui témoigner votre amour, c’est d’imiter ses vertus.

8ème demande
LA DÉVOTION A LA VIERGE MARIE
La meilleure des dévotions à Marie est d’être à son exemple, une humble, silencieuse et fidèle servante du Seigneur.

9ème demande
La MORTIFICATION
Mortification : savoir porter en silence et volontiers les petites croix que Dieu nous envoie : c’est l’amour de la croix. … Exerce-vous donc courageusement dans cette ascèse de grande valeur : celle qui consiste à pratiquer la vertu.

10ème demande
SAINTE REGLE
La fidélité à la sainte Règle est pour nous la voie la plus sûre et la plus directe vers la sainteté.

11ème demande
LA VOLONTÉ DE DIEU
Souviens-toi :
·         la meilleure des prières : se conformer à la volonté de Dieu
·         la meilleure pénitence : s’abandonner doucement à la volonté de Dieu
·         la meilleure manière d’aimer : accomplir fidèlement la volonté de Dieu.

12ème demande
LA SERENITE DE L’AME
Le meilleur geste d’amour envers le prochain est peut-être cette constante sérénité intérieure,
Irradiant autour d’elle de chaudes et clairs rayons.

13ème demande
LE TRÈS SAINT SACREMENT
Sous les rayons de ton soleil eucharistique, même s’il te semble que tu ne fais rien. Attends et aies confiance. Jésus lui-même travaille dans ton âme, Mais ne fuis pas Jésus.

14ème demande
RECUEILLEMENT - SILENCE
Le silence est la paix de l’âme.

16ème demande
LE ZELE POUR LE SALUT DES ÂMES
Mes enfants, que dans vos cœurs, brûle constamment le feu du saint amour des âmes. Sauver les âmes, les conduire à Jésus, Leur faire connaître la bonté infinie de son Cœur, Voilà l’idéal, auquel nous devons nous consacrer.

DERNIÈRE DEMANDE
Soyez persévérantes, mes enfants, la persévérance vous donnera certainement la victoire. Jamais, jamais ne vous laissez aller au découragement.

MES DERNIÈRES PAROLES A MES CHÈRES ENFANTS
Soyez saintes, et la bénédiction de Dieu reposera sur notre Congrégation. Soyez saintes, et vous attirerez les âmes à Dieu avec facilité ; soyez saintes, et le bonheur de Dieu habitera en vous ; soyez saintes, et vous serez la consolation du Cœur de Jésus agonisant.