DE LA CONGREGATION

Lettre de Notre Mère pour le Carême 2017

Słodkie Serce Jezusa, prosimy Cię najgoręcej,
spraw, byśmy Cię kochały coraz, coraz więcej!
Jezu cichy i Serca pokornego,
uczyń serca nasze według Serca Twego.




Chères Sœurs,
Bientôt nous allons revivre avec toute l’Église le temps du Carême qui doit préparer les croyants au Triduum Pascal : Passion, Mort et Résurrection du Seigneur. Pour nous, les ursulines du Cœur de Jésus Agonisant, ce temps liturgique a une importance singulière car c'est que justement à notre Congrégation a été confié le mystère du Cœur de Jésus Agonisant comme un don précieux et comme une mission.
Quelle est cette charge que Dieu nous donne et quelle est son attente envers nous ? Revenons au commencement de notre Congrégation et écoutons ce que nous en dit notre Fondatrice. Elle écrit aux sœurs à Alborg dans sa lettre de Rome, en apprenant que nous allons être « Ursulines de Cœur de Jésus » : « Je demande une seule grâce qui contient tous : c'est que nous aimions toujours davantage le Cœur Divin de Jésus. C'est la base, le fondement, le but de toute notre vie. Si cela est vrai, tout le reste le sera aussi. »
Et quelque jour plus tard, elle écrit encore : » Je prie pour vous, mes enfants, aussi ardemment que j'en suis capable, et je demande que nous grandissions dans l'amour, l'humilité et la douceur selon le Cœur de Jésus. C'est le résume de nos Constitutions, de nos missions ; tout ira bien si seulement nous avons cet amour. »
Et dans la lettre suivante, elle ajoute : « Je prie pour vous, comme je le peux, en demandant que notre branche ursuline devienne réellement apôtre du Cœur de Jésus ; mais n'oubliez pas : la première condition c'est la sainteté et la première condition de la sainteté c'est l'humilité et l’amour ; un amour ardent de Dieu et du prochain, car ils sont inséparables ».
Ces paroles n'ont rien perdu de leur actualité. Elles marquent toujours la direction et la forme de notre vie, une vie que nous désirons vivre dans l'amour de Dieu et dans le service de tous ceux auxquels le Seigneur nous envoie et qui partagent notre vie de tous les jours. Notre vocation ursuline nous unie de façon particulière au mystère de l'agonie du Christ. C'est pour cela que nous prions ainsi après la messe : « Seigneur notre Dieu, (…)  fais qu'à l'exemple de sainte Ursule, nous portions dans notre corps l'agonie de Jésus et nous nous efforcions de ne vivre que pour lui ».
Réalisons-nous vraiment en quoi porte cette demande ? Comment pouvons-nous porter l'agonie de Jésus dans notre corps ? Il ne suffit pas de contempler ce mystère dans la prière. Notre vie entière doit être pénétrée par ce mystère ; elle doit être une recherche des désirs du Cœur Divin, de telle façon que Jésus puisse prolonger en nous et par nous sa mission salutaire. Cette mission de Jésus se prolonge en nous et par nous, à travers l'humilité et l'amour, à travers une vie de foi et de pleine confiance en la Providence Divine ; c'est elle qui veille sur nous et nous conduit.
Par des gestes concrets d'amour et pas seulement envers ceux qui nous aiment et que nous aimons, mais envers chaque être humain sans exception, à l'exemple de Jésus qui a témoigné son amour en se faisant une offrande d’holocauste pour le salut du monde.
Le temps du Carême est pour chacune de nous un temps de vérification et d'approfondissement de notre réponse, de purification des intentions et de retour vers le Seigneur qui nous avait invité à le suivre par le chemin des conseils évangéliques. Nos Constitutions nous le disent clairement : « Le temps du Carême et du Triduum pascal sera pour chaque Ursuline un temps de conversion intérieure, de renouvellement dans la grâce du baptême et de la profession religieuse, un temps de pénitence individuelle et communautaire » : un temps pour revenir à ce qui est le plus important dans notre vie, revenir à Dieu et à ses affaires ; accomplir la volonté de Dieu toujours et partout.
Dans les « Méditations » pour le Carême, la Mère Fondatrice nous suggère comment vivre avec efficacité ce temps pour qu'il ne pas devienne un temps perdu : « Il ne s'agit pas de choses extraordinaires, de pénitences inventées, non ; il s'agit de maîtriser toute notre vie par la vigilance et le travail sur soi-même. Je veux être davantage exacte dans la ponctualité, davantage assidue dans le travail, dans le service, davantage fidèle dans la prière, dans l'union à Dieu »
Dans le « Directoire » elle nous rappelle : « Rappelle-toi, ta vie doit être une consolation pour le Cœur de Jésus, elle doit être une vie d'amour, une vie de pénitence. Aie le désir de réparer pour tes péchés et pour les péchés des autres. Comment ne pas souffrir à la vue de tant de péchés qui offensent ce Cœur si doux et si miséricordieux ! La méchanceté des humains a été la cause de l'agonie douloureuse de Jésus. Prie pour les pauvres pécheurs, prie pour que le monde connaisse l'amour de Jésus et prie qu'il écarte le danger du péché.

O Cœur Agonisant de Jésus, comment ne pas t'aimer pour tout ce que tu as fait pour nous. Tu agonisais pour devenir pour moi une source de douceur, de sainte joie, d’espérance et de paix – et moi-même, je ne voudrais pas t'offrir ma vie comme une offrande.
Enfin, la Fondatrice nous invite toutes ainsi : « Prions souvent, très souvent : 'Doux Cœur de Jésus, nous te demandons ardemment de t'aimer toujours davantage' (…)
« Jésus, doux et humble de Cœur, rends notre cœur semblable au vôtre »
Confions ce temps particulier à l'intercession de Marie, la fidèle servante du Seigneur. Qu'elle nous apprenne l'amour humble, joyeux et généreux.
Je vous assure de ma communion dans la prière et je vous salue cordialement
M. Franciszka Sagun

Carême 2017






[1] Listy z Rzymu do sióstr w Aalborgu, 28 IV 1920.
[2] Listy z Rzymu do sióstr w Aalborgu, 1.05.1920.
[3] Listy z Rzymu do sióstr w Aalborgu, 12.05.1920.
[4] Por. Konstytucje, 1-2.
[5] Modlitwa z formularza mszalnego o św. Urszuli Ledóchowskiej.
[6] Por. Konstytucje, 3.
[7] Por. Konstytucje, 51,1.
[8] Medytacje, III-IV-7.
[9] Dyrektorium, cz. I A, rozdz. XIII.
[10] Dyrektorium, cz. I A, rozdz. XIII.
[11] Por. Konstytucje, 22.